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Comment (et pourquoi) se motiver à adopter l’exercice

24 Apr

Cet article est dédié à Sophie, qui n’en est pas à son premier défi. Loin de là. You got this, sister!


« Vouloir c’est pouvoir. » [Mais oui, bien sûr… Plissement d’yeux et haussement de sourcils = adoption… du doute !]

Ce que je veux dire c’est que la volonté est un moteur puissant. Quand ça ne fait pas tout, il faut s’aider. Tout ce qui suit représente de mon point de vue les ingrédients qui ont fait de moi une adepte de l’exercice.

Je veux faire de l’exercice !

Super ! Non seulement c’est très tendance depuis début 2020 en particulier (merci la pandémie planétaire de Covid-19 –lire l’article du Point décrivant les modifications et la hausse de nos activités sportives) mais c’est également excellent pour la tête et pour le corps. Anima sana in corpore sano (oui, oui, c’est ce que veut dire Asics, la marque de chaussures de sport.)

Une âme saine dans un corps sain

J’adhère complètement. En ce qui me concerne, je dirais plutôt : un corps sain qui permet à l’âme de se tranquilliser, s’épanouir et s’illuminer.

Ce fut pour moi une bonne surprise. L’effet de bord que je n’attendais pas. En effet, je me suis convertie sur le tard, adoptant assez spontanément l’exercice dans le cadre de ma crise de la quarantaine, un peu comme une résolution du nouvel an, mais en mars. En seulement trois semaines j’ai constaté avec effarement ses bienfaits sur mes genoux et mes hanches. Après six semaines, je suis passée de “angoisse, stress, fatigue, insomnies, démotivation et manque d’entrain” à “Je me sens bien, assez souvent. J’ai trouvé un bon équilibre entre sommeil-travail-exercice-être mère. Je dors mieux et beaucoup.”

Sans même exagérer, j’affirme que c’était miraculeux. Pour être claire, à 44 ans je suis passée du jour au lendemain de zéro activité physique toute ma vie d’adulte à la pratique quotidienne du sport. Ça fait plus d’un an et c’est pas près de changer.

Qu’est-ce que ça m’apporte ?

J’ai fait le point de ce que ça m’apporte, et j’ai bon espoir que ça soit probablement applicable à tout un chacun.

  • Harmonie : s’octroyer du temps pour soi pour trouver un équilibre harmonieux entre ce qu’on doit faire et comment s’en récompenser.
  • Bien-être : le corps sécrète des endorphines lors de l’activité physique qui ont un effet analgésique et procurent une sensation de bien-être, voire de joie. Leur fonction est d’inhiber la transmission des signaux de la douleur en bloquant un neurotransmetteur qui, une fois bloqué augmente la production de dopamine, qui est le neurotransmetteur associé au plaisir. Autrement dit, le sport c’est de la drogue dopante et c’est 100% légal. CQFD.
  • Fierté : observer ses propres progrès et s’en réjouir à juste titre.
  • Gratification : véritable accélérateur d’estime de soi, se découvrir capable de franchir ses limites et récolter les bénéfices de les dépasser – se dépasser.
  • Remède : car le sport permet de gainer ses muscles et renforcer ses articulations ce qui est source naturelle de guérison de certaines douleurs de posture, ou liées à des limites de mobilité.
  • Cercle vertueux : la discipline nécessaire à adopter l’exercice s’inscrit de manière organique dans un mode de vie plus sain.
  • Intérêt : il y a non seulement une variété d’exercices physiques qui rend cela intéressant, mais aussi c’est un moyen de changer ses perspectives, faire des rencontres peut-être, observer, découvrir. En d’autres termes : s’enrichir.

Et finalement : une meilleure santé. Un meilleur rendement cardiaque, plus d’endurance, un sommeil meilleur, et éventuellement une perte de poids. Pour cette dernière, attention –il faut un engagement réel et beaucoup, beaucoup de ténacité. Car on gagne du poids largement plus et plus vite qu’on en perd.

À quelle dose ?

Il y a une raison justifiant que sur l’Apple Watch la durée par défaut du cercle “m’entraîner” soit de trente minutes. C’est par la pratique régulière d’activité physique d’au moins 30 minutes par jour, à un rythme soutenu, que le corps fabrique des endorphines. Ce n’est pas un but en soi, certes, mais ça aide à rentrer dans la routine et y rester.

Trente minutes c’est également un temps suffisamment court et suffisamment long pour accroître les chances de faire l’effort de le caser dans sa journée.

L’important c’est de se mettre dans une position de succès. Tout ce qui va faciliter la mise en place et la pratique régulière est bon à prendre. Si trente minutes seront une frein, tabler sur quinze !

Les chances sont grandes que ce temps de base se trouve en hausse rapidement. En ce qui me concerne mon premier mois a vu un temps moyen quotidien de 40 minutes, le suivant de 60 minutes, puis 80, etc. Un an après j’en suis à 110 minutes en moyenne.

Quand puis-je commencer ?

Immédiatement ! Il n’y a pas une seconde à perdre.

Tout ce qu’il faut c’est un coup de pouce

L’instrument de ce succès ? La montre connectée. Bien qu’il m’ait fallu sept mois pour considérer la mienne telle qu’elle est, mieux vaut tard que jamais : mon Apple Watch est un coach, un chronomètre, une télécommande à musique ou livre audio, qui n’attend qu’un coup de pouce (je veux dire le toucher léger d’un doigt, évidemment) pour déclencher l’enregistrement d’activités et se transformer en accompagnateur de développement personnel physique (utiliser l’app Activité sur l’Apple Watch).

L’Apple Watch couplée à l’application Santé disponible dans iOS, c’est tout ce qu’il faut pour s’y mettre.

Dans les paramètres de la montre sur l’iPhone, commencer par cocher TOUTES les options possibles dans “Activité”.

C’est ça qui fait de la montre connectée un coach sportif qui va envoyer une petite impulsion au poignet pour signaler qu’il est temps de se lever et marcher une minute, qu’il va y avoir un challenge exceptionnel, qui félicite d’avoir atteint un objectif, etc.

Elle propose de capitaliser sur les efforts déjà fournis pour leur donner tout leur sens.

Je ne cache pas que parfois c’est pas le bon moment et ça peut être agaçant 😁 et il faut donc bien se rappeler qu’il s’agit d’un programme et que nuire et taquiner ne fait pas partie des intentions de ce programme.

Un type de cadran efficace pour accompagner la démarche

L’Apple Watch présente l’avantage de stocker une quantité de cadrans personnalisés adaptés à toute envie, toute situation.

Parmi les cadrans spécifiques aux activités sportives, j’ai choisi celui-ci car l’heure et la visualisation des cercles et leur quantification numérique sont l’information principale. Autour, j’ai disposé :

  • Indicateur de batterie
  • Rythme cardiaque
  • Raccourci pour démarrer une activité

Il y a plusieurs options déjà disponibles dans la galerie de cadrans et toutes sont personnalisables.

Quel programme ?

La question est en fait quels programmes, au pluriel. Parce que le but est d’assurer sa propre réussite, il faut dès lors se faire plaisir. Et parce que l’on se lasse de certaines choses inévitablement, il faut varier les plaisirs.

Expérimenter d’autres types de sports permet non seulement de s’adonner à celui qui est le sien (on a tous un sport de prédilection –et c’est pas forcément celui qui nous sied le mieux), de s’en approprier d’autres, mais aussi de pérenniser la pratique physique.

Il faut s’appuyer sur ses intérêts et habitudes existants, car : routines facilitées = dispositions optimales. Par exemple :

  • J’aime faire du vélo et je dois aller à la poste ou faire deux courses 👉 j’enregistre mon trajet avec l’Apple Watch car oui, ça compte !
  • J’aime écouter de la musique ou des livres audio, je dois promener molosse et j’aime prendre des photos de la nature 👉 ces ingrédients sont compatibles avec la marche à pied, le jogging.
  • J’aime regarder des séries ou des films et je veux faire du sport 👉 ces ingrédients sont compatibles avec le vélo d’appartement ou elliptique installé devant un iPad ou la télé/l’ordi.
  • J’aime faire une pause détente dans ma journée, ou créer un avant-travail ou passer du travail à autre chose, ou encore me relaxer avant d’aller dormir 👉 ces ingrédients sont propices à une séance de yoga en suivant les mouvements d’une Youtubeuse yogi favorite.

Il s’agit donc de trouver quels arrangements faire aux routines établies pour se donner le plus de chances d’intégrer l’exercice dans sa vie.

Et si pour ça il faut dépenser un peu d’argent, il ne faut pas hésiter. Que ce soit s’équiper de nouvelles chaussures pour démarrer du bon pied (ha-ha), d’un nouveau gilet pensé exactement pour le type d’activité cible pour ne pas pouvoir prétexter afin de ne pas y aller qu’il fait trop frais ou qu’on manque de poches, ou bien qu’il s’agisse de souscrire à un service payant via une app pour se donner encore plus de chances d’y arriver.

Quelles applications peuvent accompagner ?

Les applications iOS existantes, “Activité” et “Santé” font partie de la palette minimale pour savoir où on en est (voir suivre ses tendances dans l’app Activité), observer ses progrès (utiliser l’app Santé), et se fixer des objectifs.

Pour aller plus loin, voici une description de deux applications de suivi sportif, qui sont également des réseaux sociaux (notion d’amis, ajout de photos, partager), que j’utilise :

SportsTracker

SportsTracker est un service totalement gratuit. Il me semble qu’il est édité par Amer Sport, la société mère (adoptive) de Salomon chez qui j’achète religieusement des chaussures de sport depuis le début des années 2000 (à l’origine par goût vestimentaire et désormais par élitisme sportif)

App et service en ligne. On me l’a recommandé récemment alors que je me plaignais du concurrent (voir ci-dessous). J’adore ❤️

Intégration parfaite avec l’Apple Watch (ou autre appareil connecté), ce qui fait que chaque activité s’importe automatiquement et les graphes sont générés à la volée.

L’application fait une utilisation géniale des cartes, avec des masques différents. Elle permet de faire ses itinéraires, d’en découvrir des existants, d’en trouver des populaires par type d’activité et par endroit.

Via l’analyse, on peut retracer toute une activité sur la carte et découvrir pas à pas sa vitesse, son rythme cardiaque, l’altitude.

Quand on ajoute des photos à son activité, l’application permet de choisir parmi les photos prises durant l’activité.

L’analyse par activité comprend également une estimation du temps de repos recommandé.

C’est mon coup de cœur, même si elle n’intègre pas de challenges, ni de suivi de son matériel.

Strava

Strava est le service de prédilection des triathlètes. App et service en ligne. Comme SportsTracker on peut démarrer une activité via l’app ou laisser l’Apple Watch tout enregistrer et ensuite importer l’activité dans l’app, dont il existe une version gratuite.

Malheureusement, fin 2020 une grosse partie des fonctionnalités ont été basculées dans la partie payante. Je suis cliente payante depuis un an et j’aime beaucoup leurs graphes et visualisations. Notamment l’indicateur de fitness cumulé qui se base sur l’indice d’effort relatif (lui-même calculé à partir des mesures du rythme cardiaque et disponible dans chaque activité enregistrée), qui est un concept qui est propre à Strava.

Il me semble que les challenges ne sont pas réservés aux membres. Ils sont un bon moyen de se dépasser, par exemple. Tout challenge accompli (à noter qu’on peut quitter un challenge à tout moment) donne l’obtention d’un trophée qui apparaît dans son profil.

Un autre aspect est spécifique à Strava : l’enregistrement de matériel tel que vélos ou baskets ce qui permet d’avoir une idée de ses préférences d’utilisation, de l’usure, mais aussi de se faire prévenir passée une certain « kilométrage ».

À vos marques !

Alors, on fait ami-ami sur SportsTracker et on se soutient mutuellement dans notre quête de bien-être et d’équilibre ?

I work for a neutral intermediary

30 Mar

I follow the International Committee of the Red Cross on Twitter and they twitted this earlier today:

@ICRC: Our role as a “neutral intermediary” is at the heart of #humanitarian action. Our director of operations explains: [link]

Original Message:

The main part of their micro-post, “neutral intermediary” is at the heart of #humanitarian action, particularly resonated with me for several reasons, that I want to attempt to articulate in this post of what I did at one point as a hobby and how, in a way, some choices, people and events led me back to it.

My years with the French Red Cross

In my late teenage years I enrolled at the French Red Cross and during several years –until I started university– I participated in social, medical, training, fund-raising and first aid actions. It occupied my weekends, almost all my holiday time and several week evenings. I was very committed. I came to the Red Cross spurred by my twin brother who had recently become involved. It sounded useful and fun.

It was indeed useful and fun. Even sorting clothes was fun. It was daunting; several piles of garments and shoes, tall as dunes, dumped in the vast depot next to the offices, that we had to plough through during hours. But at the end of the day (that is, late at night) we felt we had accomplished a useful action. Clothes and shoes, categorised and packed, were ready to be picked and handed off somewhere else. My friends and I would find a bar open till late for coffee and drinks, sometimes a game of cards, but mostly bonding.

I met all kinds of people, from all walks of life, most of them interesting, some of them inspiring –students like me, nurses, police officers, business people, house wives, etc. I learned to give first aid, to operate a radio, to drive an ambulance (in particular to park it), to lead a team of first-aid workers, to cook for a crowd, to identify priorities, and to put things into perspective. I saw, heard, and experienced things that made me fully aware how lucky I was, and what a fine life mine was.

I don’t know if I was particularly gifted or actually good at it (I felt I was good), but my satisfaction was such that I wanted to make this my job. There even was a school I thought I might attend, Bioforce, which “specialises in ‘support functions’ (logistics, project coordination, administration and finance, human resources…) and in the field of water supply and sanitation.”

I didn’t attend that school. I went to a local university instead, embarking on a different path. A few years later I looked for a job. I was a temp for a while. I worked as a clerk in a British law firm, although I tried very hard to wiggle out of this, as soon as I saw the place and realised the work conditions were going to be terrible. I passed the one interview I so wanted to fail. Thankfully it was a short mission.

Discovering the world of a Research Lab

I got my next job by luck. A friend of mine, whom I had met while studying in Edinburgh, let me know she knew someone whose mother worked with someone who needed a temp for a semester. Two actually. And my friend was on the market too, so it was perfect for the two of us. We both interviewed on the same day. We had been pre-assigned a position but after interviewing they changed their mind and swapped. She joined the administrative and legal department at INRIA Sophia Antipolis, I joined a research project as administrative aid.

My years of volunteering and charity work were far behind me. The researchers I met were committed and inspiring people. Most wore shoes but many didn’t. Most people appeared to not see the people around them, absorbed as they were. All had pens in the breast pocket of their shirt, or the pocket of their shorts. Most carried laptops. There were whiteboards everywhere and I had no idea what the colourful scribblings and equations meant.

In that INRIA research project, I learned to type on a qwerty keyboard, to use e-mail on exmh, to print from a unix terminal, to get geek humour. I also learned LateX. Just for fun. When the end of my mission was near I wrote a fictitious humorous report, in LateX, featuring some of the people that crowded our floor. A thirty or so page report that I gave to the two project managers and a researcher I was particularly fond of. In exchange (not really), I was congratulated by the Director of the institute, and the project managers each gave me the bestest recommendation letters ever. I was on the dole for five months afterwards. My great letters, for all the power that I thought they wielded, didn’t get me my next job.

Joining the W3C

Lucky again, someone who knew me was asked to tell me that the World Wide Web Consortium needed an administrative aid and that I should apply. The W3C was hosted at INRIA Sophia Antipolis and oddly enough people there seemed to remember me and speak highly of me! I interviewed and was hired. That was 14 years ago.

What we do at W3C is basically convening the people who make the Web and the people who consume the Web, around a neutral table. The staff (there are between 60 and 70 of us, mostly technical, located throughout the world) is involved to help the Web stakeholders converge. From that collaboration, web standards are born, refined, and perfected.

At W3C, I met the most incredible colleagues and co-workers, the most inspiring people, the most dedicated folks, bright, clever, helpful, friendly, reliable and supportive. Working with them, doing our job, doing *this* job, is fulfilling and gratifying.

It’s been a while so I have learned so much that it is difficult to synthesise. The one easy thing that comes to mind is NOT that I learned HTML or CSS (however, some of that I did learn), it is that I learnt to pack lightly, pragmatically and efficiently for trips abroad. We used to travel a lot. We still travel but not as much. I visited a big city for the first time during a W3C trip to a WWW conference. It was in Toronto. Then Boston, Tokyo, Hong Kong, Hawaii, Western Europe, Montreal, etc. I now pack in twenty minutes and travel with my purse, one carry-on and a laptop bag. For short trips, the carry-on is a small backpack.

I can say that I have learned various jobs within our organisation. I started as administrative aid, and as such I organised meetings, ordered stationary, managed hirings and interns, I wrote internal policies, then managed the local office. I joined the Communications team and wore several hats. From secretary of the Advisory Board, translation community monitor, blog master, to Community Manager. I gather the press clippings, I send transition announcements to our Members when a technology progresses from one state to another, ultimately reaching that of Standard. I write to our Web site, which I occasionally break so I sweat a bit and eventually fix it. I do other internal comm things too.

A couple years ago I had a skills assessment. I was at a point in time I wanted to focus on what I was good at, and what it was that I was skilled for. The exercise was interesting and useful. I was told my area of interest revolves around humanitarian activities and care giving. And that I have more than one string to my bow. No surprise, really, but it was reinforcement that I was in my field.

My job is a passion. It may not be the humanitarian field action I dreamt of as a young woman, but many in our trade liken our job to humanitarian work. And indeed, we are a “neutral intermediary” at the heart of making free and open Web standards.

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