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Rentrée épique au lycée

2 Sep

La première rentrée d’Adrien au lycée hier fut totalement épique.

On avait le train à 7h07 depuis la gare qui est à 12 minutes à pied de la maison. Le papa d’Adrien, lui, devait prendre le même train 7 minutes avant à sa gare locale.

On est partis un poil en retard car Adrien a changé de short, puis de t-shirt. Aussi parce qu’on n’avait pas compté le temps de fermeture des porte/portail, ni de l’escalade des barricades en bétons anti-scooters qui ont été installées cet été sur le sentier forestier le long du stade de foot en bas de la résidence.

J’avais mon nouveau vélo pour rentrer plus vide depuis Cannes car j’avais vérifié qu’on peut embarquer un vélo dans les TER.

Bref. Quand on a vu qu’il était 7h05, et qu’on était encore à un demi-kilomètre de la gare, j’ai dit à Adrien de monter sur le vélo, et moi j’ai couru à côté.
Mais le passage entre les HLM pour monter à la gare comporte pas mal d’escaliers, alors il a fallu descendre du vélo et le soulever un peu pour franchir les marches (il fait 23 kilos le mastar…)

On y était pas tout à fait quand on a entendu le train entrer en gare…
… et puis la sonnette d’indication du blocage des portes retentir. Adrien était déjà sur la plate-forme et moi je courais toujours le long du grillage, à côté du train arrêté. L’entrée de la gare qui est le plus loin possible de là où on venait n’en finissait pas de ne pas arriver !

Une fois sur la plate-forme, Adrien reprenait le vélo; il n’avait pas réussi à ouvrir les portes. J’ai aussi essayé le bouton mais sans résultat, et c’est seulement là que le train est parti :(

Sur le chemin de la gare on avait vu le bus de ville #1 qui va à la gare de Cannes. Alors j’ai dit à Adrien de redescendre vers l’arrêt de bus par les escaliers directs, derrière le dispositif qui empêche les vélos de passer, et moi j’ai enfourché le vélo et repris le chemin par lequel on était arrivés.

Le bus partait dans 2 minutes et mettait 20 minutes pour rejoindre la gare de Cannes. Banco, il serait dans les temps.

Heureusement qu’Adrien avait un peu d’argent dans son porte-monnaie (moi j’avais juste ma carte de crédit), car sa carte de bus “Zou!” ne fonctionne pas sur le réseau des bus de ville.

Mon vélo étant interdit à bord du bus, j’ai dit à Adrien “vas-y Mijo, on se retrouve à Cannes !”

J’ai appelé le papa d’Adrien pour lui dire qu’on avait raté le train de quelques secondes, qu’Adrien était dans le bus et que je moi je prenais la route à vélo et qu’on se retrouverait (avec un peu de chance) tous à la gare de Cannes.

J’ai mis vingt minutes pour arriver. Le papa d’Adrien était déjà là, et Adrien lui était un peu flippé, toujours dans son bus, à cause d’un long arrêt à la mairie de Cannes, et certainement de pas connaître la topologie de la ville, donc de pas savoir où est la mairie relativement à la gare ni de pouvoir estimer le temps restant (vraiment pas longtemps une fois reparti).

Adrien est arrivé 10 minutes après, un peu angoissé (beaucoup). Nous avions encore 10 minutes avant que ce soit 8h, l’heure de la rentrée.

On a pris le passage souterrain qui mène à la rue Mimont derrière la gare. Ils m’ont aidée à soulever le vélo sur les escaliers de sortie (il y en a encore plus que ceux qui descendent au tunnel !) Et le lycée est à 2 minutes à pied une fois de l’autre côté.

À l’approche, j’ai vu un grand gars en cravate qui ouvrait le portail de l’établissement et disait aux jeunes amassés en large troupeau devant le lycée “allez, vous pouvez rentrer; vous êtes nombreux !”

Adrien s’est mis dans la file, et sans se retourner il s’est engouffré parmi les lycéens.

Vue du trottoir : large groupe d'élèves de dos marchant vers la file entrant par le portail du lycée

Je crois bien qu’on était les deux seuls adultes. D’ailleurs on s’est naturellement arrêtés au trottoir opposé à l’attroupement pour pas se mélanger aux gamins et filer la honte au nôtre !

Le télétravail, c’est fou !

30 Nov

Je choisis volontairement un titre à la fois ambigu et provocateur pour exprimer une déception face à l’espoir de progrès que représente le télétravail. Car j’en ai gros [sur le ❤️] à ce sujet (d’autant que c’est une situation que je pratique depuis une quinzaine d’années ou plus, sur presque 23 –gasp !)


Le Monde publiait hier dans sa section Économie un article intitulé « Le télétravail améliorerait la productivité », alors que j’ai encore aujourd’hui dans la bouche le goût amer que m’ont laissé les deux tentatives récentes de négociations avec la direction des ressources humaines, visant à généraliser le télétravail potentiellement total à ceux de mes collègues qui peuvent le pratiquer, qui le souhaitent, et pour qui ce n’est pas encore autorisé.

Car chez nous, même si la majorité du personnel est en capacité d’effectuer l’activité professionnelle de n’importe où, seuls certains sont télé-travailleurs à temps plein.

Or, le grand fossé qui sépare les uns des autres n’est pas près de se combler, alors même que durant les dix-huit mois suivant le premier confinement Covid-19, l’intégralité du personnel a été en télétravail.


Pour la Direction il ne fait aucun doute que tous ceux pour qui c’était nouveau sont rapidement et efficacement passés en mode « travail à distance ». Belle preuve d’agilité et belle faculté d’adaptation ! Ils ont mis en place d’eux-mêmes les protocoles répondant au mieux à leurs besoins et utilisé des méthodes simples, logiques et optimisées.

Pourtant début octobre ce n’est pas ce que la Direction a choisi de mettre en exergue pour justifier son refus de généraliser le télétravail. Non, ce qui fut déclaré, c’est que personne en France ne fait du télétravail complet, et que les accords nationaux interprofessionnels recommandent un maximum de trois jours par semaine télé-travaillés, insistant sur un équilibre servant à éviter tous risques psycho-sociaux.


Mesurez s’il vous plaît l’ironie de la situation : L’organisation pour laquelle je travaille (en télétravail total, depuis des années) met en place de manière collective et collaborative les standards du web, mais la société qui m’emploie pour faire cela prétend qu’aucune boîte française ne fait du télétravail total (*), et ainsi n’admet pas la généralisation au reste de son personnel de ce statut auquel tous se sont parfaitement adaptés.

(*) hmmm, et donc quid de mon statut de télé-travailleuse ?

(L’organisation légale est complexe mais pour simplifier, je suis employée par une société pour travailler dans une autre, telle un projet. Et pour continuer dans le complexe, notre Comité social et économique (CSE) est constitué de trois personnes affectées à ce projet et d’une travaillant pour la société directement. Je suis l’une des deux titulaires au CSE et j’ai donc pris part aux négociations en octobre et bis repetita en novembre.)

Mes collègues se contentent de ce qu’on leur accorde. Moi, de l’autre côté du fossé, je vois ça comme une punition à leur égard dont je ne comprends pas la justification.

Question bonus : Quid des risques psycho-sociaux pour ceux d’entre nous en télétravail total depuis des années ? Aucune idée. La question est posée mais restée sans réponse.

J’ai donné mon avis à Cetelem

11 Apr

Il arrive parfois que les étoiles se trouvent dans un parfait alignement. Comme hier. Un samedi gris de début avril, tombant en fin du premier quart de la période de « mesures supplémentaires de freinage du coronavirus, durant l’extension de l’allègement du confinement » cette dernière étant en vigueur en France métropolitaine depuis le 16 décembre 2020. Bref, j’avais le temps de répondre à l’enquête de satisfaction commanditée par Cetelem. Et l’envie.

Parce que Cetelem, j’ai des choses à dire à ton sujet !

Cetelem c’est un peu comme l’hôtel Californie, quand même : “You can check-out any time you like. But you can never leave!” (« Vous pouvez partir à tout moment. Mais vous ne pouvez jamais partir ! ») Je le sais, car j’ai essayé.

En fait, à chaque fois que je prends place sur mon canapé-payé-en-4-fois-sans-frais, une infime zone de mon cerveau s’active : celle qui se souvient que c’est via un produit Cetelem, même si je l’ignorais à l’époque, que j’ai pu faire l’acquisition de ce canapé, il y a bientôt 4 ans.

Entre-temps, j’ai respecté le contrat et soumis par courrier recommandé la signification de son arrêt (c’est ambigu si une fois le crédit remboursé le contrat s’arrête), dans le délai imparti. Depuis : boîte noire.

Et puis j’ai envoyé un autre courrier recommandé, quand ils ont continué de —ou recommencé à — envoyer des courriers tout aussi ambigus m’informant de la situation de mon compte. Et puis ce sont les courriers électroniques que la boîte noire a émis. L’un pour m’informer d’un message dans mon espace personnel. L’autre pour m’informer de la disponibilité de mon relevé en ligne. Puis ce fut une offre de bienvenue à un nouveau service de paiement. Dans TOUS les cas, il faut s’identifier sur leur site pour savoir de quoi il s’agit. Et dans TOUS les cas, s’identifier sur leur site semble m’engager à réactiver le contrat. NON MERCI !

Trois panneaux de l’enquête

Graduées de 0 à 10, je comprends pas vraiment la dynamique des questions. Je crois que ce genre d’enquête ne sert que pour ceux qui n’ont rien à dire. J’ai mis des zéros le plus possible et fourni des raisons là où c’était possible.

Non, je ne recommande pas Cetelem à quiconque. Mon niveau de satisfaction concernant les produits ? Comment dire… Les offres commerciales proposées ? Impossibles à éviter ! La fréquence ? Dès lors que non c’est non, même une fois est trop fréquent.

Les trois derniers panneaux de l’enquête

J’ai mis 10, la graduation la meilleure, à la question « est-ce que Cetelem s’engage pour une consommation plus responsable et plus durable ? » Je l’ai fait comme une plaisanterie où oui, je vous garantie que je vais me responsabiliser : Cetelem c’est terminé ! Est-ce que Cetelem a facilité mon parcours et l’accès au service ? LOL. Est-ce que je choisirai Cetelem pour un projet futur ? Absolument pas.

Mentions légales et courrier

Les mentions légales de leur email me demandant de leur donner mon avis m’ont permis une nouvelle fois de leur écrire, cette fois pour exercer mon droit relatif à mes données.

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