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L’histoire de mon pseudo

9 Jul

Je n’ai pas choisi mon pseudo, mais quand on l’a trouvé pour moi, je l’ai adopté.

Retournons vingt-trois ans en arrière. En 1999, j’entame un nouveau job dans un endroit connu : l’INRIA Sophia Antipolis où j’ai effectué quelques mois auparavant un remplacement de six mois dans un projet cool qui fait de la simulation numérique des sciences de l’ingénieur, et où j’ai pris le temps d’apprendre des trucs neufs pour moi sur ma station Sun, tels que les bases d’unix et LaTeX (le langage, pas le matériau), et j’ai eu le temps de faire en plus le secrétariat du comité regroupant tous les projets de l’institut. J’ai fait bonne impression et lorsque le Consortium pour le web (qui à l’époque est hébergé à l’INRIA) recherche une assistante, on pense à moi même si deux saisons ont passé. Le message me parvient par le biais de plusieurs personnes avec qui je suis encore en contact. (Je passe les détails des deux entretiens d’embauche et de l’attente : j’ai été prise.)

Alors je fais mon retour à l’INRIA où je suis partagée entre W3C principalement et un projet INRIA en partenariat avec Bull : Koala. Probablement nommé ainsi car le chef du projet se prénomme Colas.

On est tous dans le même bâtiment, au même étage, tous voisins, mais on ne se parle pas –on s’écrit. J’exagère à peine ! On s’écrit via IRC (Internet Relay Chat), soit individuellement, soit par groupes. Mon pseudo à l’époque est mon prénom, puis l’anagramme de mon prénom « calorie », jusqu’à l’arrivée d’un stagiaire dans l’équipe des Koalas, qui trouve rapidement que Coralie et Koala c’est assez proche, et suggère que je prenne « koalie » comme pseudo.

C’est malin, nan ?

Je l’ai adopté immédiatement et ne l’ai pas quitté (le pseudo, pas le stagiaire.)

Ça s’est bien goupillé pour la partie W3C où j’utilisais le même pseudo, parce que peu de mes nombreux collègues internationaux parvenaient à prononcer mon prénom de toutes façons. Les anglophones buttent sur le « r » et ne savent pas où mettre l’inflection, et les japonais inversent le « r » et le « l ». Puis assez rapidement on a recruté une Caroline, puis une Carine, et là ils étaient tous bien contents que ça soit que dans la vraie vie (In Real Life) qu’ils confondent nos prénoms, car on ne se voyait tous en vrai que deux fois par an maximum.

Vingt-trois ans après, on utilise toujours IRC et je suis toujours « koalie », par contre ça fait des années que je travaille depuis chez moi (et faute à la pandémie de coronavirus, ça fait trois ans que je ne vois mes collègues presque que via Zoom !)

Memory of my memoir

7 Sep Some perpetual movement with this Escher drawing I copied

My Dad reminded me tonight of that time, just before my twenties, when I had to write a memoir for the end of my studies –a two-year secretarial degree. I had worked as an intern twice a few months in the same Hilton hotel in Cannes, doing admin at the HR office the first year, and doing admin for the CEO the second year.

When it came to writing the memoir about what I had done there, I invented something, because otherwise there wasn’t a lot of glory or interest.

So I came up with a study to enhance efficiency throughout the various departments. The study was genuine; I had witnessed first-hand how the hotel worked and there was room for optimisation. The write-up was coherent and made sense. And I got away with it!

The following year, the hotel manager contacted me to get my approval for a group of local students at a business school to use my work and reorganise the hotel accordingly, which I happily gave. I was quite honoured they had kept it, were considering it seriously, and called to ask!

Anyway, I guess my Dad’s point was that even then I was doing some Comm work, and he went on recalling when years later I was offered to join the W3C Comm team and refused several times because I had no idea what comm work was, and he said “look at you now.” I figure my dad is proud of my ‘career’, as he puts it. And maybe people see in me more than I do.

Il y a 7 ans

22 Nov

Il y a sept ans aujourd’hui, j’allais accoucher le lendemain, mais je ne le savais pas. Mon terme devait tomber entre le 30 novembre et début décembre.

C’était un jeudi et je concluais ma dernière séance de préparation à l’accouchement. J’ai ressenti à mi-séance les premières contractions, que la sage-femme s’inquiétait de ne jamais voir démarrer. Elles ne m’ont plus quitté jusqu’au lendemain.

Ça faisait quatre jours que j’étais en arrêt maternité, mais je continuais de travailler. Après tout, j’avais encore la semaine suivante pour me reposer.

Contractions, donc. À mon retour de la préparation pré-natale, j’allais de mon ordinateur au canapé en me tordant de douleur. Ni le boulot, ni la bouillotte, ni le sommeil n’en venaient à bout. Si c’était le faux travail dont parlait la sage-femme, il semblait tout à fait réel. Je l’ai donc appelée et elle suggéra qu’un bain chaud calmerait les crampes.

Vlad et moi n’avions pas eu le temps encore de faire cette séance photo de mon ventre, îlot dans une mer de lait; ce fut donc l’occasion. La seule, à vrai dire.

22 novembre 2007, bain de lait

Le lendemain était la répétition de l’après-midi passée, à ceci près que j’ai plus occupé le canapé que je n’ai travaillé. Mais pas à instant je pensais accoucher avant le terme.

Lorsque Vlad est rentré du bureau en début de soirée, il ne lui a pas fallu longtemps pour commencer à me convaincre d’enfiler mes baskets. Car dès son arrivée les contractions se sont beaucoup plus rapprochées; 4 ou 5 minutes. Je me souviens quand même avoir pas mal résisté. Je n’avais aucune envie d’aller à la maternité pour rien. Puis j’ai mis mes baskets, ou Vlad me les a enfilées.

Le trajet était une torture ! Chaque secousse et chaque virage me donnait l’impression que j’accouchais déjà. 18h30, arrivée à L’hôpital Clavary. Le plus long, je crois bien que ce fut de marcher depuis le parking, car je devais m’arrêter tous les dix pas.

Admission rapide, monitoring, transfert en salle d’accouchement. Avec le col dilaté à 9 cm, il n’était hélas plus question de pratiquer une péridurale, mais bien de le laisser sortir, ce petit. Ah non, nous n’avions pas “les étiquettes”. Vlad a parcouru un labyrinthe de couloirs pour les obtenir et revenir à temps. Non, nous n’étions pas allé à la maternité pour rien; 19h27, Adrien arrivait enfin.

23 novembre 2007, bébé Adrien dort

Joyeux 7ème anniversaire, mon poussin !

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