Archive | July, 2013

Arcturus, la géante rouge

24 Jul

Vlad montrait à notre fils les étoiles dans le ciel, ce soir, notamment Arcturus du Bouvier, une étoile rouge, puisqu’au crépuscule on la voyait déjà.

Ça m’a rappelé une anecdote qui est suffisamment farfelue pour que je vous la conte.

Quand toute jeune fille j’ai découvert qu’Arcturus était une étoile rouge en fin de vie, je me suis intéressée à la vie des étoiles, et à cette étoile en particulier, un peu comme si je lisais sa biographie. Même longtemps après l’avoir découverte, je l’observais souvent les soirs d’été, je lisais à son sujet, j’essayais d’imaginer la petitesse relative de notre énorme soleil à côté d’Arcturus, etc.

Alors qu’un soir je travaillais tard et que j’étais fatiguée, j’ai été prise d’angoisse : était-elle devenue une géante rouge ?!

Il me fallait quitter le bureau d’urgence, filer à mon point d’observation favori et vérifier si Arcturus était devenue une géante rouge. Et je l’ai fait. J’ai même couru après m’être garée, des fois qu’elle s’éteigne pendant le temps qu’il me fallait pour dépasser les arbres qui me bouchaient le vue.

Eh bien je me suis retrouvée fort aise de la voir à sa place, bien orange, et scintillant de ses -0,04 de magnitude apparente, tranquille, ne montrant aucun signe d’explosion.

Je me suis également retrouvée bien bête d’avoir cédé à la panique, parce que franchement, je savais que c’était impossible qu’en 24 heures elle devienne une géante rouge.

J’ai bien ri. J’en ris encore. C’était il y a plus de 10 ans, et ce soir Arcturus était encore bien là, toujours la même.

Opera is no longer my default browser, Firefox is

16 Jul

I made a big jump last night when I transitioned from Opera to Firefox as default browser.

It is a big deal for me and using Opera is so ingrained that I have a bit of a writer’s block.

I started to use Opera 7 in March 2003. As I was using Opera M2 (the built-in mail client) it very soon became my default browser, all the way through Opera 12.16, until last night.

My favourite Opera features:

I’m scanning the Opera version history, and peruse the list of wonderful features my browser had. Here are my rock stars:

  • Sessions (1.0)
  • Nicknames (3.0)
  • Tabbed browsing (4.0)
  • Zoom (2.10)
  • M2 e-mail (7.0)
  • Drag-and-Drop of Tabs (7.0)
  • Panels (7.0)
  • Notes (7.10)
  • Wand manager (7.10)
  • RSS newsfeeds (7.50) & Atom news feeder support (8.0)
  • Fit to Window Width (8.0)
  • opera:config (9.0)
  • Widgets (9.0)
  • Opera Dragonfly debugger (9.50)
  • Opera Quick Find (9.50)
  • Alternative tab-closing behaviors (9.50)
  • Follow/Ignore threads and contacts (9.60)
  • Go To Thread (9.60)
  • Visual tabs (10.0)
  • Tab stacking (11.0)
  • Grouping and pinning of messages (11.60)
  • opera:cpu (12.0)

Between Opera and I, it’s become complicated

A few months back I heard the news that Opera was going to ship a browser based on a different engine (It has started in the meantime). Opera then shipped a stand-alone Mail application, which I’ve been using since then. Although there is still a little dev planned for the Opera 12.x series, it is a matter of time until Opera suggests its users upgrade to the Chromium based version.

But already before that, my using Opera had become an act of faith. I have migrated the same profile over the years –ten years. The Opera folder that is in my Library/Application Support/ folder has 144K items and occupies 8.17 GB on disk. Most of which is mail storage, but still, that too was migrated in each major Opera update. I have had strange bugs, common bugs, found work-arounds, etc. Up to a certain point, there was no more satisfaction in having yet another bug to work around.

An act of faith, I wrote. Yes. For some reason, Opera has become even less stable on my machine during the Fall or Winter. It would crash both during usage or when running in the background. It would crash and crash while restarting. Every time it restarted after crash I had to restart it properly otherwise clicking links in other apps had no result.

Everything put together, the cost of troubleshooting overpowers the rest, and the browser has already become foreign to me as much of the rock star features that truly made Opera my default browser are not yet available in the current release. Exit Opera. Enters Firefox.

Hooking up with Firefox

Of the browsers I use, I’ve made Firefox my default browser last night. I sorted a bit the existing bookmarks, made a backup. I sorted through my 90+ open tabs in Opera, saved them as a bookmark folder, exported my Opera bookmarks as HTML and imported this in Firefox. I went trough the preferences, grouped my tabs, place the windows where appropriate, reduced the size of icons and page zoom (struggled a bit for the latter, as I want to rely the least on add-ons). And that is it.

So this morning, rehab has started, so to speak, and there are a few things that I am still wrestling with:

  • Missing the ability to see all 90+ tabs in one bar & Tab Stacking
  • Missing the Tab trash (but History is good enough)
  • Missing Opera Notes
  • Dreading to re-set expectations in terms of search (history, bookmarks)

I wrote ‘rehab’ mostly because I have to adjust ten years or so worth of habits with a given tool. There are equivalent features in Firefox, I just need to find them and get used to them. There are other ways to work, too, that I’m considering to explore. And if it doesn’t work for me, I’ll just quit my job and try to make a living out of photography. I’m jesting. I’ll just go and try out another browser.

On les aura méritées nos vacances !

10 Jul

Passons sur le fait que l’on revient presque tout juste de nos vacances au Japon, passons sur l’algorithme de sélection du lieu des vacances, et disons simplement que l’heure de prévoir les vacances avec les enfants a sonné, et que l’on a choisi d’aller à La Réunion.

Maintenant, disons qu’ayant {arrêté les dates, choisi l’hôtel de rêve, sélectionné les vols} qui correspondent le mieux à nos désirs et à notre budget, nous sommes dans une phase d’agitation et de tumulte qui à terme, nous le souhaitons très fort, fera de nous des vacanciers prêt au départ.

J’explique.

Vendredi: La somme totale annoncée pour l’ensemble du voyage excède celle disponible sur notre compte joint. Qu’à cela ne tienne, faisons chacun un virement bancaire.

Samedi: Mon virement est passé. Celui de Vlad est toujours en court de traitement.

Lundi: Le virement de Vlad est en transit; il n’est plus vraiment sur le compte d’origine et pas encore sur le compte de destination.

Mardi journée : Le virement de Vlad est en approche; marqué “à venir”.

Mardi soir :

  • Le virement de Vlad est passé.
  • Cliquons sur “réserver”.
  • Essayons trois fois de payer avec notre, nos cartes de paiements.
  • Il n’est pas encore 22h, nous avons dix minutes pour joindre le service client du site Web.
  • Le service client suggère que notre banque augmente le plafond de paiement.
  • Il est trop tard pour contacter la banque, attendons demain.

Mercredi matin:

  • Appelons la banque pour augmenter le plafond.
  • Le plafond maximum de notre contrat est insuffisant; le banquier nous suggère de souscrire un plan VISA Premiere. Non merci.
  • Appelons le service client du site Web pour demander à payer avec deux cartes; c’est possible !
  • Une carte semble passer, pas l’autre; probablement un plafond à ajuster.
  • Il est midi passé, la banque est fermée jusqu’à 13h30.
  • Rappelons le service client du site Web pour décaler la transaction à l’aprés-midi.

Les options qui s’offrent à nous:

  • Vérifier que le plafond de chaque carte est bien au maximum et payer le reliquat avec l’autre carte de paiement.
  • Si ça ne fonctionne pas, prier pour que le prix du séjour reste stable.
  • Effectuer un virement bancaire faire un autre compte et payer le reliquat avec la carte associée.

On les aura méritées nos vacances du mois prochain, ou bien ?

En mémoire d’Emu

5 Jul
Emu [ɛˈmuː] est morte ce matin. Elle avait douze ans et trois mois. C’était le plus gentil chat du monde, le mien. Enfin, c’est moi qui l’ai adoptée, mais c’est elle qui me possédait, ainsi que toute la famille, d’ailleurs. Même ma mère, et c’est pas peu dire car elle est ailurophobe.

Elle est née le 28 mars 2001, chez des amis. Un jour qu’on leur rendait visite, j’ai craqué immédiatement. Je n’avais jamais eu ni chat, ni chien (ma mère est également cynophobe). J’avais 26 ans et j’étais quelqu’un de responsable, et surtout, elle était irrésistible !

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En mai 2001, elle était sevrée et s’installait avec moi. Nommée Emu, un nom d’oiseau tout à fait incongru mais dont je m’étais entichée, on l’appelait plutôt ‘la belette’ du fait de sa robe gris clair, ou ‘la bête’, ou encore ‘trou du c*l’, rapport à ce qu’on voyait le plus d’elle alors qu’elle nous snobait en s’éloignant, la queue dressée et ondulante telle un drapeau.

Je me souviens particulièrement de son installation, du chamboulement dans ma vie (enfin j’ai un chat, rien qu’à moi !), du bain que je lui ai naïvement donné lorsqu’elle a été un hôte à puces pour la première fois, de quand je lui ai appris à chasser les lézards qu’elle ne semblait voir que lorsqu’ils remuaient, de comment elle escaladait la jambe de mon pantalon avec ses griffes pour monter sur le plan de travail de la cuisine.

Je me souviens aussi avec amusement qu’elle m’accompagnait au boulot car j’ai des collègues cool. Une collègue avait adopté un chat de la même portée, alors les chatons ont évolué ensemble quelques mois. Ça nous faisait des mascottes, mais aussi un peu de distraction, certes. Par exemple, on a fait des tests d’intelligence entre chaton mâle et chaton femelle, on les a photocopiés, on se les mettait autour du cou comme des boas, on les a mis à la casserole, et mis en boîtes (ah non, en fait, la casserole ainsi que les cartons étaient là, et les chats les ont naturellement occupés.) On leur ramenait du beurre et de la vache qui rit, de la cantine; un régal.

J’ai déjà indiqué qu’elle était le chat le plus gentil du monde. Elle n’a jamais griffé personne (à part quand elle escaladait une jambe de pantalon bien sûr, ou qu’il fallait la maintenir à deux pour lui administrer du spray anti-puce et qu’elle s’agrippait pour se carapater.) Elle n’a jamais feulé envers un humain non plus. Elle laissait même certains lui caresser le ventre, cette partie intime que les chats ne montrent à leur adversaire qu’à la fin d’un affrontement où ils sont vaincus.

L’été 2006, elle a gagné le cœur de ma mère à la surprise générale, et surtout à la surprise de ma mère. Quand je suis partie vivre à Boston, ce sont à mes parents que je l’ai confiée. D’abord le chat et ma mère ont co-habité. Emu était tolérée, à la condition de ne pas surgir et effrayer ma mère, de ne surtout pas se frotter à elle, et encore moins de lui sauter sur les genoux. Puis ma mère s’est intéressée à la façon dont mon père nourrissait la bête, et enfin elle s’est progressivement mise à nourrir le chat, a coupé sa pâtée en tout petits bouts, sorti et remis la gamelle du/au frigidaire toutes les fois qu’Emu venait picorer. Et un jour mon père m’annonçait fièrement qu’Emu était admise au poste défendu : les genoux de ma mère. À mon retour en mai 2007, j’ai eu toute la peine du monde à récupérer mon chat ;)

En avril dernier, avant nos séjour à Prague et puis Florence, nous avons confié Emu à mon père; le nirvana pour l’un comme pour l’autre. Un humain dévoué corps et âme à la boule de poils, et une compagne affectueuse et attendrissante pour l’humain. Voici un montage photo que mon père a fait alors qu’elle s’était endormie entre ses jambes :

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Voilà, c’est ainsi que je veux m’en souvenir. Endormie dans une position comique, ses pattes croisées, et semblant sourire.

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